Eratigena picta…!

C’est vrai que les Tégénaires, j’en ai quelques unes !

Je ne trouve cette Eratigena picta, plus petite (6-7mm pour cette femelle), qu’au sol, sous les bois et écorces tombés !https://araigneesdewaterloo.wordpress.com/category/eratigena-picta/

La voici sous la souche…

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« Légèrement roussâtre avec des marques abdominales atténuées » nous dit le Roberts !

 

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Trouvé sur le net : « Céphalothorax brun assez sombre sans aucun dessin. abdomen brun grisatre sombre, quelquefois avec un décor comme [i]T agrestis. Pattes colorées comme le céphalothorax, sans taches. »

 

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Tapinopa longidens… encore une nouvelle !

Toujours sous les souches, bois et écorces tombés au sol (humide) de la forêt de Soignes ! Celle-ci présente un aspect bien caractéristique et identique chez les deux sexes (dixit le Guide des araignées de France et d’Europe de Michael J. Robert). « La région céphalique du céphalothorax est relativement allongée et large, et surplombe les chélicères. Les yeux médians antérieurs sont plus gros que les autres.  »

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La voici près de sa toile en nappe… Toile ici sous la souche mais « souvent installée près du sol, parmi les plantes basses, sur les talus ou à la base des arbres, parfois plus haut dans la végétation » (dixit le Roberts)

 

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Taille 2,5 à 4,5mm pour les femelles

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La voici relâchée sur sa souche et remise à sa place en douceur…

 

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Nouveau genre et espèce pour ma base après l’Opilion Trogulus closanicus et ce n’est pas tout… cette promenade s’est révélée fructueuse… Pour suivre une Eratigena picta (encore une nouvelle pour ma base) puis les connues Macrargus et Robertus…

 

 

Nouvel Opilion… Trogulus closanicus!

Je ne l’avais pas encore à mon tableau de chasse celui-là !

Toujours au même endroit, en forêt de Soignes… J’aime retourner les morceaux de bois et/ou écorces tombés au sol…

Malgré mon habitude, ma perspicacité a été mise en brèche… Je n’avais même pas aperçu, en direct,  le petit Opilion noir (Nemastoma lugubre) qui se trouve à l’arrière de celui qui m’intéresse aujourd’hui… ce n’est qu’à l’analyse des photos, après coup, que je l’ai repéré… comme quoi !!

J’avoue ne même pas avoir pensé à un arachnide sur le moment pour mon client d’aujourd’hui, j’ai même pensé que c’était un insecte… Oui oui… nobody is perfect !!

Voici donc ce nouvel Opilion de ma base : un Trogulus closanicus… mais je demanderai confirmation au spécialiste belge Luc Vanhercke prochainement !

Alors, la taille… Heureusement que le petit Opilion noir est là… entre 1,5 et 2,4mm… donc ce Trogulus closanicus fait plus ou moins 7cm (en théorie entre 6 et 7,6mm) !

A noter que Trogulus tricarinatus (beaucoup plus rare) ne fait que entre 4,6 et 5,8mm

 

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Pour distinguer les différentes espèces (belges) de Trogulus, c’est au niveau oculaire que cela se passe…

Voir http://www.eis-nederland.nl/Portals/4/pdfs/Hooiwagens/Wijnhoven_etal_2014.pdf

et sur l’excellent site de Pierre : https://arachno.piwigo.com/index?/category/699-trogulidae dont je reprends le texte ci-dessous :

« Longueur : de 6.0 à 7.6mm.

Habitus : Plus imposant à tout point de vue que T. tricarinatus, et plus sombre également. La distance entre les yeux est de 3 à 4 fois plus grande que le diamètre de l’oeil. Tarse II long d’au moins 1.6mm.

Habitat : Sous les bois morts et les pierres, dans la litière. Principalement dans les bois humides.

Phénologie : Adultes toute l’année.

Remarque : Espèce moyennement plus petite que T. nepaeformis. »

Photo 18 (voir plus bas)

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Le spécialiste belge Luc Vanhercke, que je viens de consulter me répond :

« Bonjour,

Belle photo avec le lugubre; ça donne l’échelle. En regardant la distance entre les yeux et la taille relative au lugubre: T. closanicus. 

Au début, le photo 18 m’a donné une petite doute: la 2ième patte le tarses: le segment base semblant moins que la moitié du segment suivant donne l’impression d’un T. tricarinatus (voir article de Wijnhoven fig 2). Mais comme N. lugubre donne la taille, la conclusion doit être T.closanicus.

T. tricarinatus est plus petit et aussi beaucoup plus rare. »

Je vois que ce n’est pas simple non plus pour un spécialiste… heureusement que le petit noir passait par là !!

Grand merci à Luc Vanhercke !!

Pour info, voici les caractéristiques de T. tricarinatus du site de Pierre :

« Longueur : de 4.6 à 5.8mm.

Habitus : Trogulus assez petit, brun clair comparativement à T. nepaeformis sl plus foncé. Distance entre les yeux environ 2 fois plus grande que le diamètre de l’oeil. Tarse de la patte II de maximum 1.2mm de long.

Habitat : Lié aux biotopes ouverts, près des cours d’eau, rivages, étangs, dans la litière, sous les pierres, sous les bois.

Phénologie : Adultes toute l’année.

Puisqu’on est dans les Opilions, une photo que j’aime bien… à cause de ses yeux bleus !

(Oligolophus tridens… je crois !)

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En revisionnant mes photo d’il y a un an, le 31.08.2017, j’ai trouvé une même photo… quel hasard… qui plus est prise au même endroit… et qui sait, c’est peut-être le même !!

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Faut l’faire, non ?

La voleuse de fourmis – Callilepis nocturna

Revoici la jolie Callilepis nocturna (Gnaphosidae) ! L’identification en Belgique est plus simple car il n’y a que celle-là… C. schuszteri avec qui on peut confondre n’est pas présente chez nous (mais bien en France)… !

Je vous l’ai déjà longuement présentée en 2011 ici :

https://araigneesdewaterloo.wordpress.com/2011/09/02/elles-courent-elles-courent-callilepis-nocturna/

et c’est exactement au même endroit que j’ai retrouvé celle-ci, sept ans après…

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On ne sait toujours pas distinguer le sexe sur photo… mâle & femelle peuvent avoir des points argentés ou dorés…

L’explication de son nom « nocturna » (Moonspider) n’est toujours pas expliqué pour une araignée qui chasse le jour (diurne) mais l’explication « poétique » d’un arachnologue, « marray » me plait beaucoup :

 » Mais j’ai relu la description de cette araignée par Westring en 1874, lorsqu’il avance le nom de genre de Callilepis. Je n’y ai pas trouvé l’explication. En revanche, le nom d’espèce nocturna ne se référerait pas aux mœurs de cette araignée mais à son aspect qui aurait évoqué à son auteur une nuit étoilée. Si c’est le cas c’est une double erreur de l’avoir affublée, comme on peut le lire parfois, du nom « d’araignée noctambule ».  »

Mais je vous tiendrai au courant de l’évolution, s’il y a !!

Toute petite…

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Comme je l’ai déjà écrit, elle est sortie rapidement de la boite où je l’avais placée et a grimpé sur mon bras et est passée d’une main l’autre…

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Vraiment une superbe araignée…

Araignée crabe – Misumena vatia

Des petites araignées-crabes sont nées (Misumena vatia)… Il y en avait plein dans pot de fleurs sur la terrasse… J’en ai pris quelques unes et les ai déposées sur des anémones du japon du jardin !

Le 18 aout…

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Le 19 août… Certaines se sont déjà adaptées à la couleur des anémones (homochromie adaptative… typique de certaines Thomisidae… « mais ça se limite à deux couleurs : le blanc et le jaune, produites par l’apparition et la disparition d’un pigment jaune dans les cellules hypodermiques » – dixit « Les Araignées » de Michel Hubert) !

Ici, elle se passe les pattes dans le pollen…

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Et des autres…

 

 

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Je poursuivrai leur évolution !!

23 août

Un joli mâle

 

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La femelle

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24 août…

Toute immaculée…

 

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Une autre…

 

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Le mâle se rassasie… prise de choix ! Pauvre Syrphe !

 

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Le suivant est plus timide…

 

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25 Août… Toute petite !

 

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Tegenaria & Eratigena…

Article intéressant !

http://www.bioone.org/doi/abs/10.13156/arac.2017.17.7.337

Traduction google

« Les analyses d’ADN peuvent révéler des regroupements d’espèces discordantes avec des phylogénies construites à l’aide de caractères morphologiques. Ici, nous examinons le statut taxonomique de ce que, historiquement, on appelait le groupe des grandes araignées Tegenaria atrica: T. atrica, T. saeva et T. duellica (gigantea). Une analyse phylogénétique récente, basée en grande partie sur du matériel européen, proposait de transférer ce groupe à un nouveau genre, Eratigena, et de constater qu’un manque de caractère distinctif morphologique et ADNmt entre les membres constituait une seule espèce: Eratigena atrica. Le nouveau genre est bien soutenu, mais la synonymie des trois espèces est incompatible avec les informations provenant de la Grande-Bretagne. Ici, nous séquençons de nouveaux spécimens de Grande-Bretagne et examinons morphologiquement à la fois ceci et d’autres matériaux provenant de Grande-Bretagne, d’Europe continentale et d’Amérique du Nord. Nous testons l’hypothèse que, bien que les trois espèces soient distinctes en Grande-Bretagne, en Europe continentale, l’hybridation peut avoir conduit à leur fusion en une seule entité. Nos données de séquence d’ADNmt confirment les petites distances génétiques démontrées précédemment et les relations phylogénétiques complexes entre les taxons. Cependant, nous montrons qu’il existe trois groupes morphologiques distincts dans l’aire de répartition de l’espèce et que, par conséquent, les noms spécifiques atrica s.s., saeva et duellica devraient être ressuscités« 

 

Tegenaria groupe ferruginea

Le groupe Tegenaria ferruginea comporte ferruginea et parietina… Ces deux espèces ne sont pas faciles à déterminer au premier coup d’œil !

La plupart du temps (mais ce n’est pas toujours visible) ces deux espèces ont six points sombres autour du céphalo… Disons que lorsqu’ils sont visibles, cela élimine les autres espèces d’Eratigena (ex Tegenaria)… Bon, ce n’est pas un critère reprit par les scientifiques mais un critère d’expérience !!

Les voici (ici ferruginea)

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Un exemple (ici parietina) où ces points sombres ne sont pas visibles mais déterminée quand même par d’autres critères !

 

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L’abdomen différencie aussi ce groupe des autres Eratigena… une bande centrale de couleur rouille et deux taches claires de part et d’autre mais là aussi parfois plus ou moins visibles (la bande de ferruginea est généralement plus colorée que celle de parietina !)

(idem ferruginea)

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et voici l’abdomen de parietina moins coloré !

 

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Voici, pour comparer, le pattern d’une Eratigena

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Je continuerai plus tard…

 

 

 

Les cerbères de mes caves…

Ce soir, sur le plafond de mes cave, un face à face… roulement de tambours !!

 

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Les protagonistes…

Un mâle Amaurobius similis… très présent sur ma façade extérieur !

 

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et un Pholcus, plutôt présent à l’intérieur… mes cerbères !!

 

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Et une heure plus tard… Emballé, c’est pesé !!

 

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Redoutables ces Pholques … même les Tégénaires ne leur font pas peur !!

L’Amaurobius va se faire vider… il ne restera qu’une carcasse vide !!

 

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