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Passionné de photos et d'identifications d'araignées, j'avais entrepris, en 2006, de répertorier et d'identifier simplement les arachnides de mon petit jardin à l'aide d'un simple apn Nikon coolpix... Je me suis donc pris au jeu et ai considérablement élargi le cercle des mes investigations... :-))) ainsi que mon matos... actuellement avec un bridge Canon SX40HS (écran orientable) et/ou une Lumix DMC-FZ300 et + lentille Raynox DRC-250

Steatoda bipunctata…

Déjà présentée dans ce blog, je reviens sur cette sympathique petite araignée, une femelle Steatoda bipunctata, que je viens de rencontrer hier, sur la porte métallique de ma cave, qui donne sur le jardin ! Elle était presque à cheval sur un énorme cloporte et essayait de le mordre… mais il a passé son chemin sans férir !! (Clichés manquant un peu de netteté mais à main levée avec la Raynox 250, c’est rock & roll !!)

Grain de café typique avec son trait blanc au milieu de l’abdomen…

Le « char d’assaut » qu’elle essayait d’arrêter… en vain… il fait bien 10x sa taille… il a dû passer dans sa toile !!

Elle a ensuite rejoint sa toile sur la porte métallique !!

https://www.rtbf.be/info/societe/detail_la-steatoda-bipunctata-elue-araignee-de-l-annee-2018?id=9802258

« La Steatoda bipunctata a été désignée araignée de l’année 2018 par 83 scientifiques de 26 pays européens, rapporte mercredi Natuurpunt, association flamande de protection de l’environnement.

Cette petite bête de 4 à 7 millimètres est reconnaissable à la forme de son abdomen, semblable à un grain de café. Comme les veuves noires, elle appartient à la famille des Theridiidae mais, contrairement à celles-ci, elle ne représente aucun danger pour l’homme. Le son émis par les mâles est aussi une chouette caractéristique de l’espèce, ajoute Natuurpunt.

Les arachnologues ont choisi la Steatoda bipunctata car elle se promène souvent à proximité des habitations. Dans les maisons, cette araignée que l’on peut voir assez facilement en Belgique est une bonne « nettoyeuse » qui avale toutes sortes d’invertébrés. Sa toile très efficace et son poison lui permettent de s’en prendre à des proies assez grandes, comme d’autres araignées.

En mettant chaque année une araignée à l’honneur, les chercheurs veulent informer et intéresser le grand public au sujet de ces animaux, mais également l’encourager à signaler les spécimens observés. »

Les petites Xphantes (Leptyphantes…)

J’aime appeler ces petites Linyphiidae… Xphantes !

Toujours difficilement identifiables, on les regroupe parfois via le nombre d’épines de leur métatarses ou de leurs pattes annelées ou pas !

J’ai toujours eu beaucoup de petites Lepthyphantes chez moi, dans la cave et dans le jardin, vraisemblablement des L. leprosus (entre 2,5 et 4mm… des rikikis !)

Elles ont adopté une porte-fenêtre métallique et créé un réseau de fils très dense où, attirés par la lumières, moustiques et autres petites mouches viennent s’empêtrer !

Jugez plutôt… (cliquez pour agrandir)

Pour l’identification, une bonne vue du « ventre », de l’épigyne (caractéristique) est nécessaire !

(« Facile » car elle sont toujours à l’envers sous leur toile, un réseau irrégulier de fils enchevêtrés !)

Celle ci-dessus se trouvait de l’autre côté de la porte, à l’extérieur !

Mais… une autre araignée fait son approche… Une femelle Marpissa muscosa (j’en ai plein mon jardin…) !

Elle semblait « patrouiller » autour des toiles des Lepthyphantes

A peine cette photo prise, elle s’est retournée et m’a regardé fixement… clic ! clac !

Je l’ai suivi quelques temps mais ne l’ai pas vu s’approcher des Lepthyphantes… faut dire que le filet de toile est particulièrement dense.

Je continuerai plus tard pour vous parler des différentes espèces de Xphantes !

Visite d’un écureuil roux…

Ce n’est pas la première fois qu’un écureuil nous rend visite ! Voir « Catégories » ou https://araigneesdewaterloo.wordpress.com/category/ecureuil/

Les derniers coups de vent ayant fait tomber un énorme noyer dans le voisinage, ils risquent de venir plus souvent pour se nourrir des graines d’oiseaux et des noix que je leur déposerai chez moi. J’ai une petite « cage » avec clapet prévue à cet effet pour les écureuils… en effet, si je dépose les noix ici et là, ce sont les corneilles et le pies qui se régalent !!

Bref, coup de bol, en regardant discrètement dans mon jardin, j’en ai vu un courir et se rapprocher des mangeoires à mésanges ! Le voici, il arrive… !

« Flûte alors » a-t-il l’air de dire « mes ongles n’accrochent pas ce tube métallique !! » (cliquez pour agrandir !)

J’adore…

Mais qu’à cela ne tienne, il reviendra plus tard car mes abris à mésanges sont souvent « dévalisés »… j’ai dû en grillager certains (mais pas tous) pour empêcher les gros oiseaux de les vider (Pigeons, Tourterelles…) !!

Voici ce que je lui ai préparé mais j’envisage de le mettre plus haut à cause des chats, avec un manche en bois !!

Voilà… ça devrait l’aider à grimper !!

Metellina merianae variante celata…

Me revoici donc au tunnel (humide) de la Laye que je vous ai déjà présenté ici : https://araigneesdewaterloo.wordpress.com/category/metellina-merianae-var-celata/

Toujours aussi impressionnant… des Metellina partout, surtout au début, une petite dizaine tous les mètres… On ne sait plus où regarder !!

Je me suis donc contenté d’une cinquantaine de mètres pour photographier, à la lueur d’une torche électrique, les « classiques » Merianae et sa variante celata (5% des cas, paraît-il !) – cliquez pour agrandir

Voici maintenant sa variante celata… superbe !!

Proximité aidant, ces deux femelles délimitent leur territoire !!

Pour les cocons, ils semblent rassemblés au milieu du tunnel… (blanc sur blanc, pas facile !)

Me revoici au bout du bout… La Hague !

Carte postale (Cap de la Hague – Cotentin – Normandie ! (cliquez pour agrandir !)

Le phare de Goury !

Alors… L’araignée de bienvenue… Un mâle Zygielle-des-fenêtres – Zygiella x-notata (qui manque un peu de netteté !)

Au milieu du séjour, c’est un autre mâle Zygiella X-notata qui est descendu devant moi lorsque j’ai ouvert la porte d’entrée… Comique !! Bon pour quelques clichés alors…

Le voici libéré, dans son biotope !!

L’histoire de la deuxième araignée est plus triste !

Un grand cri dans la salle de bain et mon épouse, très arachnophobe au début mais qui fait des progrès depuis des années, en fermant un rideau s’est retrouvée avec une araignée sur elle… un geste de défense et l’araignée était dans un pauvre état… Mon épouse s’est vite remise de cette peur ! J’ai essayé le bouche à bouche avec l’araignée mais rien n’y fit ☹️… Alors, c’était un « vieux » mâle (ça c’est pour atténuer la douleur…) d’une espèce qu’on appelle Araignée-souris à cause de son abdomen gris-souris et sa tête qui se termine en museau de souris… Scotophaeus sp. qui aime se balader à l’intérieur et qui est plutôt nocturne… A chaque chose malheur est bon, mes photos nous montre l’hémorragie du « sang » de l’araignée, qu’on appelle hémolymphe et qui est translucide… on en apprend tous les jours hein !

Pour l’espèce, c’est pas du gâteau ! Dans sa liste des araignées du massif armoricains, Cyril Courtial précise : Scotophaeus blacwalli – quadripunctatus – refusus et scutulatus… On a le choix ! Il cite aussi le genre Herpyllus = Scotophaeus !

Le pôvre…

Le lendemain…

Méthodes et techniques photos…

Un abonné aux newletters (stefdebarcelo (que je remercie pour ses compliments) me demande :

« Est-ce que vous pourriez nous expliquer vos méthodes et techniques pour photographier avec cette qualité (sans tuer en plus) « 

Avec plaisir… J’ai toujours aimé travailler « léger »… J’ai donc opté pour un « simple » bridge à écran orientable, une nécessité pour moi, car bien utile dans beaucoup de situations… J’ai jeté mon dévolu pour les Panasonic Lumix, j’ai commencé par le FZ200 que j’ai trouvé formidable… malheureusement son flash interne à lâché (je prends toutes mes photos avec le flash intégré) et suis passé au FZ300… un peu moins bien à mon goût ! J’ai ensuite fait réparer le 200 et me sers des deux actuellement !

« Mais l’objectif fait de l’ombre au flash quand on est à 5cm de la bestiole, me direz-vous »… Oui !

Là intervient la lentille Raynox DRC250, qui se clipse sur l’objectif, qui permet, en zoomant, de reculer à 20cm du sujet et à redonner toute sa puissance au flash ! Cette lentille permet aussi surtout le fort grossissement que vous semblez apprécier! Certains préfèrent la DRC150 un peu facile d’usage mais avec un plus faible grossissement ! Pour éviter les « fromages blanc », comme on dit, quand on est trop près du sujet, j’ai aussi façonné un « cache maison », visible ici : https://araigneesdewaterloo.wordpress.com/2011/03/30/matos-photo-lentille-raynox/

Ces « Trucs et astuces » se trouve dans la rubrique CATEGORIES et vous explique le « coup du miroir », par exemple, lorsqu’on veut photographier une araignée à l’envers sous sa toile, sans trop la déranger !

Travailler « léger » c’est aussi utiliser un pied (souvent bien utile avec la lentille Raynox DRC250) et j’ai opté pour un monopod qui est un peu tout terrain (pente etc…).

Au niveau technique, réglages…, je n’y connais pas grand chose… J’ai fait un réglage un fois pour toute sur A et ne modifie que de temps à autre la puissance du flash suivant les situations. J’essaye de prendre mes clichés in situ mais il m’arrive aussi de prélever des bestioles pour mieux les photographier car certaines ne s’arrêtent jamais de bouger, et, dans ce cas, je me fais toujours un point d’honneur de les redéposer au même endroit… éthique oblige !

Voilà, en gros, « ma » technique… mais je reste à votre disposition pour d’autres éclaircissements éventuels !!

L’épervier et la mésange… snif !

Un peu comme vous, je fais ce que je peux pour protéger les mésanges (noires & bleues) qui nichent dans mon petit jardin… mangeoires et écuelles d’eau à deux ou trois mètres de haut pour éviter les chats et je profite de leurs ballets… Aujourd’hui, je les regardais batifoler quand un rapace s’est jeté dans le fond de mon jardin puis est revenu sur un portique pour déguster sa proie… J’ai pas vu grand chose mais à travers la végétation j’ai quand même pu apercevoir sa livrée rayée… (voir ci-dessous) J’hésite entre l’Epervier et l’Autour… mais je ne pensais pas voir ce genre de rapace dans ce genre de petit jardin très arboré ! Les plumes de la proie était bien une Mésange… J’ai interrogé AVES et voici leur réponse :
 » Bonjour,
il s’agit bien d’un épervier d’Europe. Ce petit rapace est en fait assez commun en Wallonie. Sa présence est liée à la présence de ses proies, à savoir les petits passereaux et même les pigeons pour les femelles. Il fréquente souvent les jardins où les oiseaux profitent des mangeoires. Les groupes d’oiseaux offrent un nourriture plus facile à attraper pour l’épervier. Les oiseaux ont toujours vécu avec ce prédateur et aucune espèce n’a disparu à cause de lui.
Généralement ce sont les oiseaux les plus faibles (malades, mal-nourris…) qui sont pris car ils sont moins rapide à la fuite. Le cycle, parfois cruel de la nature…
Bien à vous,

Antoine Derouaux
Département Études Aves-Natagora

Mon petit jardin pourtant bien arboré avec de multiples protections pour les petits passereaux mais…

Mais… (cliquez pour agrandir…)

Ca fait des dizaines d’années que je scrute mon jardin et c’est bien la première fois que je vois un rapace !!

J’avais difficilement pris d’autres clichés, pas très nets, mais la livrée de mon rapace ressemble beaucoup à celui vu sur le site : https://boulesdeplumes.forumactif.com/t5806-serait-ce-un-epervier-d-europe-juvenile?highlight=%C3%A9pervier

Voici mon cliché…

Voici l’oiseau du site…

Les mêmes plumes blanches… hasard ?

De plus, Internaute de mon quartier m’avise qu’un couple d’éperviers nichent nichent dans les environs…