Archives de Catégorie: Amaurobius similis

Mes petites de juillet !

D’abord celles trouvées à l’intérieur… Beaucoup de Marpissa muscosa dans mon petit jardin… Celle-ci, à l’affût sur une fenêtre de mon salon, a chopé une grosse mouche, pour mon plus grand plaisir… (cliquez pour agrandir)

La suivante, une femelle Philodromus dispar, n’a pas trouvé mieux que pondre et faire un cocon dans un pot de fleurs de ma cuisine… Oui ! Oui ! Voici la plante…

Belle, non !

Pour m’éviter une colonie dans ma cuisine, j’ai prélevé la feuille et je l’ai déposée, avec toute la famille, dans un autre pot, sur ma terrasse !

La suivante fut ramenée du jardin dans une fleur d’hortensia… Une petite Saltique qui répond au doux nom d’Heliophanus cupreus… une belle bouille aussi !

Typique avec ses chélicères jaunes fluo… Helios oblige !

5mm de corps, c’est une rikiki !

La dernière du jour, trouvée sous mes petits pots en terre-cuite, refuges pour quantité de bestioles, m’a apporté la preuve que les Amaurobius fenestralis et/ou similis, ne dédaignaient pas d’attaquer une fourmis, toujours efficace pour se défendre avec son acide formique…

Voilà… Jusqu’à la prochaine !!

Les Amaurobius de ma terrasse !

Nettoyage de printemps… à grande eau ! Voici quelques Amaurobius qui fuyaient !

Commençons par les plus courantes… Amaurobius similis… Pour repérer les Amaurobius, comme elles sont nocturnes, faut s’équiper d’une lampe et sortir la nuit tombée… chez moi, elles se baladent sur les murs, côté jardin… très repérables à leur toile, bleutée et cribellée, qui réagisse comme du velcro !!

cliquez pour agrandir !

La suivante m’a intrigué… Remarquez la grosseur de ses chélicères par rapport aux autres Amaurobius similis… étonnant… Habituellement, mais ce n’est pas le cas ici, ce sont les Coelotes (Agelenidae) que je repère avec de telles chélicères, vue du dessus !

Beaucoup moins proéminentes ci-dessous !!

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Une plus petite…

Pour suivre, une autre espèce, des Amaurobius ferox… de belles mémères, plus foncées et plus grosses !!

Remarquez que, vu du dessus, les chélicères ne sont pas proéminentes !

Voici un mâle, handicapé, il a perdu une patte et un pédipalpe…

Pour terminer, une petite Tégénaire, une Eratigena du groupe atrica

Femelles Tégénaires en balade…

Il n’y a pas que les mâles qui bougent… Deux femelles, bien poilues, Tegenaria parietina se baladent, autour de leur toiles, la nuit tombée, sur mon mur extérieur, côté jardin !

(cliquez pour agrandir)

Remarquez les six taches sombres autour du céphalo, qui les distinguent des Eratigena (idem pour les pattes annelées).

L’autre femelle…

Un peu plus loin, ce sont les Amaurobius qui sont de sortie… Vraisemblablement Amaurobius similis…

Mes nocturnes bis…

Petite sortie dans mon jardin, presque habituelle, avant d’aller dormir !

Bon, c’est fatalement un peu toujours les mêmes… Je commence par les Amaurobius similis/fenestralis présentent un peu partout… Souvent placides, elles se laissent flasher sans rechigner !! Essentiellement des femelles !

J’ai disséminé quelques bouts de bambous à gauche et droite dans mon jardin en guise de repaire pour les arachnides… Tous ne sont pas utilisés mais ceux squattés par les Amaurobius sont couverts de soie calamistrée et elles montrent de temps à autre leur frimousses !

Celle-ci pourtant, pas contente, s’est retournée pour rentrer dans son repaire…

D’autres sont plus dociles ! Celle-ci confectionne, par des mouvements saccadés, cette fameuse soie calamistrée, qui réagit comme du velcro et est très efficace !

Elle sourit presque pour le gros-plan !! :-))

Bon ben il n’y a pas qu’elles… Quelques Tégénaires aussi… Ici Eratigena du groupe atrica, toujours impressionnantes celles-là, à l’affût sur leur grande toile en nappe… Tant que vous ne touchez pas un fil, elles se laisseront aussi flasher… mais ça demande du doigté et de la gymnastique !! Celle-ci était rentrée dans ma cave…

Elle a de la gueule hein !!

La suivante, sur sa toile, est dans mon tas de bûches… Tégénaire aussi mais ses pattes légèrement annelées me dirigent vers une femelle Tegenaria parietina… Pfff ! elle m’a fait « travailler » celle-là !

La suivante, une araignée-loup, se baladait sur un mur… Je les vois de temps à autre… Des Trochosa…  tibias et métatarses sombres, les tarses restant clairs… on est donc chez Trochosa terricola, un jeune mâle !

Comique, le lendemain matin, je vois une araignée courir dans mon hall d’entrée… C’était à nouveau un mâle Trochosa de la même espèce… 8mm de corps !

Passons maintenant aux autres arachnides rencontrées… plus petites mais non moins intéressantes… La première est une Clubiona sp., très présente aussi dans mon petit jardin… elle arpentait également les murs…

Puis une minuscule Epeire des fissures juvénile, Nuctenea umbratica sur toile !

Pour suivre, une toute aussi petite Diodie tête-de-mort, Zilla diodia

Rikiki aussi une Epeire diadème, Araneus diadematus !

Et enfin, pour terminer, une petite Saltique, araignée-sauteuse, qui se laissait descendre le long de son fil de sécurité, dans l’encadrement de ma porte de living… comme pour me dire « Coucou » ! Salticus scenicus, dite aussi Saltique arlequin !

Elle en « jette » aussi hein !

La toile des Amaurobius

Les Amaurobius, chez moi similis, confectionnent ces fameuses toiles cribellates !

C’est une toile blanc bleuâtre à large mailles irrégulières, faite d’un fil épais et comportant une retraite vaguement tubulaire et qui fonctionne un peu comme du velcro !

Berland (1932) a observé que cette soie spéciale, très visqueuse, issue du cribellum, semblait constituer une excellente protection contre les prédateurs, les araignées cribellates n’étant jamais la proie des Pompiles !

Pour confectionner cette toile, elles ont, juste avant les filières, une petite plaque criblée d’orifices minuscules qui émettent une soie spéciale… cette plaque se nomme « cribelum » et ces araignées ont sur la pattes IV une sorte de peigne qu’elles utilisent par un mouvement saccadé, très visible lorsqu’on pend le temps de les regarder, et qui génère cette fameuse toile !

Ci-dessous, une femelle en plein travail… Photo qui illustre bien la description de la toile ci-dessus !

(cliquez pour agrandir !)

Et pendant ce temps là, les mâles continuent de tourner !!

Et voilà le travail !!

Et pendant ce temps là, les mâles continuent de tourner !!

Amaurobius de mon jardin !

J’ai beaucoup de photo des Amaurobius similis de ma façade, côté jardin !

En voici une de mon jardin… On remarque bien sa toile cardée !

Mais c’est le côté poilu de la partie céphalique qui est ici impressionnant !

N’oubliez pas de cliquer 2x pour agrandir !!

Vadou, dans son commentaire, m’avise : « C’est parfait comme image représentative »

Ben justement, non… habituellement ils sont presque chauves et cela m’avait interpellé… Renseignement pris auprès de mon mentor pour savoir si cela pouvait être un critère de sélection, il m’a répondu :

« Beaucoup d’espèces d’araignées on souvent des céphalothorax poilus, et perdent aussi ces cheveux assez vite… »

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Merci Vadou pour ton commentaire !

« Mes » Amaurobius…

J’ai toujours eu des Amaurobius sur ma façade, côté jardin !

ferox est reconnaissable « à l’oeil » (enfin pour moi !) pour les autres, j’appliquais la théorie qui voudrait que sur et près des maisons on privilégie Amaurobius similis et dans la nature, plutôt Amaurobius fenestralis… mais comme rien n’est simple, on peut aussi retrouver similis dans les même biotope que fenestralis !

L’on m’a fait remarquer qu’Amaurobius fenestralis pourrait aussi se retrouver, comme similis, sur nos maisons… Pourquoi pas… à nous d’être vigilant !

Comme je ne passe pas les araignées sous une loupe binoculaire, impossible pour moi de vérifier si une femelle est similis ou fenestralis… impossible « à l’oeil » !

La technologie actuelle des appareils photos qui nous permet de remarquables macros, nous permet quand même de différencier les mâles adultes Amaurobius.

En effet, certains guides naturalistes (comme celui de Michael J. Roberts ou, plus obsolètes, celui de Michel Hubert) nous gratifient de dessins suffisamment explicites (sans parler des nombreux sites spécialisés traitant des Arachnides) !

Pour me conforter dans mon idée de départ, un mâle Amaurobius est venu mes dire bonjour dans ma cuisine… Photos faites, c’est bien, comme la théorie le veut, un A. similis…! Voyez plutôt :

Amaurobius similis… La théorie (Cliquez pour agrandir !)

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C’est donc sur le tibia du pédipalpe qu’il faut se focaliser… bon, ça demande pas mal de clichés car la bestiole bouge et l’angle n’est pas toujours approprié… et ce malgré qu’elle se trouve dans une petite boite ce qui me permet de la caresser avec un pinceau pour lui faire prendre la pose… sans l’agresser !!

Avec un peu de patience et de doigté… Bingo… C’est bien similis !!

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L’apophyse fine et incurvée est bien visible… (Celle de fenestralis est d’épaisseur semblable et obtuse).

Voici un deuxième cliché de ma similis !

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C’est pas faute d’essayer de les différencier… Je m’y suis déjà penché plusieurs fois… Voir https://araigneesdewaterloo.wordpress.com/2015/10/04/les-amaurobius/

Remarquable analyse ici aussi : https://www.insecte.org/forum/viewtopic.php?t=74520

et je dois encore retrouver cette « théorie » des pointes de folium vers le haut pour les similis !

Mais ce n’est pas tout…

Sur ce site http://aesgsf.free.fr/MON%20JARDIN/araignees/page21.html il est question de :

 » Les deux espèces ont des marques en forme de V sur leur abdomen, avec A. fenestralis ayant deux ou trois de ceux-ci, et A. similis ayant généralement quatre. « 

Ben vla autre chose alors… Pas évident à vérifier cela !!

08 janvier 2020… temps doux… je continue à vérifier les sorties nocturnes des mâles Amaurobius qui sont très actifs !!

Je suis toujours chez similis là !!

N’oubliez pas de cliquer sur les photos (2x) pour les agrandir !!

Mes nocturnes… Clubiona & Amaurobius

Petit contrôle de mes façades avant d’aller dormir !

Sur ma façade arrière, côté jardin, j’ai toujours eu des Amaurobius similis… et ne m’en occupais plus trop ! Comme on m’a mis un peu le doute avec des fenestralis, je recommence à m’y intéresser et attend de trouver un mâle et visionner ses tibias de la patte- mâchoire pour confirmer tout cela !

N’empêche qu’hier, c’est une femelle, particulièrement pleine et de belle taille qui attiré mon attention !

Pour différencier les femelles, outre la taille, une vue du sternum peut aider… A. similis a le sternum non, ou à peine plus foncé que les hanches et les pattes unicolores ou légèrement annelées (dixit le Michel Hubert) tandis que fenestralis a le sternum beaucoup plus foncé que les hanches et les pattes nettement annelées ! Bon, ici, je ne l’ai pas prélevée pour voir cela mais sa taille imposante parle pour similis !

Voilà ma bestiole !

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Un peu plus loin une autre femelle est de sortie, plus petite celle-là… On voit bien la toile « cardée » , blanche bleutée, à large pailles irrégulières !

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Les suivantes, très présentes aussi dans mon jardin, son des Clubiona que je crois être terrestris avec un bloc oculaire caractéristique ! 

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Une autre !

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J’ai posté le même post dans un autre blog pour voir les clichés un peu plus grands

http://richardunord.over-blog.com/

« Clubiona a les filières inférieures coniques ou cylindriques, mais jamais écartées comme celles des Gnaphosidae ; elle a les yeux médians postérieurs ronds alors que chez les Gnaphosidae ils sont ovales, obliques ou triangulaires. »

La position des yeux médians postérieurs est aussi importante pour les différencier des Gnaphosidae… Ceux de Clubiona sont plus écartés !!

Clubionidae

Bloc oculaire de la famille des Clubionidae

Gnaphosidae

Groupe oculaire caractéristique, mais qui peut varier suivant les espèces, surtout pour les yeux médians postérieurs

Merci à http://explorianature.over-blog.com/2020/04/clubionidae.html?fbclid=IwAR2DgYzU2IBBKLJfu_ly5OyuWQ0NZQl_q86bkXgSEPbbsX9610iUuq0jq9s