Archives de Catégorie: Araneus diadematus

QUELQUES RIKIKIS…(2)

Je continue donc à vous présenter les « petites » araignées rencontrées récemment !

Une « jolie » femelle Philodromus dispar de mon jardin, version nocturne !! (cliquez !)

La suivante n’est pas une araignée mais un Opilion qui fait bien partie de la famille des arachnides ! Les Opilions n’ont pas de venin !!

Je pense qu’il s’agit d’un Paroligolophus agrestis… typique avec sa bande dorsale claire !

Voici ses caratéristiques :

Paroligolophus       (2,8 à 4,6mm)

– Ocularium lisse, sans dent, quelques poils

– Trident typique (dont la dent centrale est la + grande)

– Pattes élargies et courtes        

– Bande dorsale claire

– Selle plissée derrière ocularium

– ocularium blanchâtre et semblant lisse

Mais revenons aux araignées… La suivante est bien connue comme « la terreur des ménagères » (et des autres !!), j’ai nommé la Tégénaire !!

J’en ai quelques-unes dans mon tas de bois, celle-ci, moins fréquente, est une Tégénaire des murs… Tegenaria parietina !

Essentiellement nocturnes, elles se baladent parfois sur ma façade arrière ! Alors… j’en profite !!

Bien poilue…

Un autre jour, un autre spécimen…

Toujours impressionnante !! (cliquez…)

A la fin de ce post, je posterai sa consoeur, Eratigena atrica, la Tégénaire noire qui est commune en automne !

La suivante, dans le même registre du délit de sale gueule, enfin, pour certains(es), est aussi une nocturne, de plus petite taille… La « mouse spider », l’araignée souris… déjà présentée dans ce blog (voir catégories), la Scotophaeus sp.

Les suivantes sont plus colorées et « sympas » !! Pour commencer un minuscule mâle araignée-crabe, Misumena vatia qui adore jouer à cache-cache avec le photographe… Elle (il) nous repère facilement !

J’adore « jouer » avec lui… Ci-dessous avec elle, car c’est sa femelle qui se cache !!

Une autre en plein repas !!

Très commune aussi en cette fin de saison dans nos jardins, c’est l’Epeire diadème, l’Araneus diadematus

Le verso permet de confirmer l’espèce… le fameux « scape » ! Surtout utile dans le sud où règne aussi sa cousine pallidus !

Celle-ci est particulièrement pâle… mais la couleur peut être très variable !!

La suivante est aussi un excellent modèle, très photogénique… tout petit… Une femelle Diaea dorsata !

Je viens d’en découvrir un autre, juvénile de la même espèce, je crois !!

Mes nocturnes bis…

Petite sortie dans mon jardin, presque habituelle, avant d’aller dormir !

Bon, c’est fatalement un peu toujours les mêmes… Je commence par les Amaurobius similis/fenestralis présentent un peu partout… Souvent placides, elles se laissent flasher sans rechigner !! Essentiellement des femelles !

J’ai disséminé quelques bouts de bambous à gauche et droite dans mon jardin en guise de repaire pour les arachnides… Tous ne sont pas utilisés mais ceux squattés par les Amaurobius sont couverts de soie calamistrée et elles montrent de temps à autre leur frimousses !

Celle-ci pourtant, pas contente, s’est retournée pour rentrer dans son repaire…

D’autres sont plus dociles ! Celle-ci confectionne, par des mouvements saccadés, cette fameuse soie calamistrée, qui réagit comme du velcro et est très efficace !

Elle sourit presque pour le gros-plan !! :-))

Bon ben il n’y a pas qu’elles… Quelques Tégénaires aussi… Ici Eratigena du groupe atrica, toujours impressionnantes celles-là, à l’affût sur leur grande toile en nappe… Tant que vous ne touchez pas un fil, elles se laisseront aussi flasher… mais ça demande du doigté et de la gymnastique !! Celle-ci était rentrée dans ma cave…

Elle a de la gueule hein !!

La suivante, sur sa toile, est dans mon tas de bûches… Tégénaire aussi mais ses pattes légèrement annelées me dirigent vers une femelle Tegenaria parietina… Pfff ! elle m’a fait « travailler » celle-là !

La suivante, une araignée-loup, se baladait sur un mur… Je les vois de temps à autre… Des Trochosa…  tibias et métatarses sombres, les tarses restant clairs… on est donc chez Trochosa terricola, un jeune mâle !

Comique, le lendemain matin, je vois une araignée courir dans mon hall d’entrée… C’était à nouveau un mâle Trochosa de la même espèce… 8mm de corps !

Passons maintenant aux autres arachnides rencontrées… plus petites mais non moins intéressantes… La première est une Clubiona sp., très présente aussi dans mon petit jardin… elle arpentait également les murs…

Puis une minuscule Epeire des fissures juvénile, Nuctenea umbratica sur toile !

Pour suivre, une toute aussi petite Diodie tête-de-mort, Zilla diodia

Rikiki aussi une Epeire diadème, Araneus diadematus !

Et enfin, pour terminer, une petite Saltique, araignée-sauteuse, qui se laissait descendre le long de son fil de sécurité, dans l’encadrement de ma porte de living… comme pour me dire « Coucou » ! Salticus scenicus, dite aussi Saltique arlequin !

Elle en « jette » aussi hein !

Mue d’araignée…

C’est toujours une émotion que de voir une mue d’araignée… même si elles muent souvent (voir ci-dessous). C’est souvent du bol et une merveille de la nature !!

 

Voici la liste chronologiques des mues avec espèces :

06/2019 Nuctenea umbratica (Epeire des fissures) – Bois des Bruyères Waterloo

05/2018 Segestria bavarica – Forêt de Soignes 

08/2017 Drapetisca socialis –     »       »       « 

06/2017 Steatoda nobilis – île de Ré

04/2015 Gibbaranea gibbosa (Epeire bicorne) Avenue Tervuren

05/2014 Philodromus groupe aureolus                  »            « 

08/2012 Tetragnatha  dans mon jardin Waterloo

05/2011 Araneus angulatus (Epeire à dents de scie) Bois des Bruyères Waterloo

06/2008 Araneus diadematus (Epeire diadème) dans mon jardin Waterloo

08/2007 Linyphia triangularis dans mon jardin Waterloo

08/2007 Opilion                          »        »         »           « 

09/2006 Misumena vatia            »         »         »           « 

 

Voici donc la mue d’hier, un superbe mâle Nuctenea umbratica (Epeire des fissures)

 

16.06.2019Lumix.jpg_44

D’après le livre de Michel Hubert « Les Araignées » : « le nombre de mues qu’effectue une Araignée est très variable : de 5 à 13, selon les espèces considérées. La mue ne répond pas seulement à une accroissement de la taille. A chaque mue, on constate, en plus des modifications de la morphologie tant interne qu’externe, des modifications de l’instinct et du comportement… »

 

« Comme tous les arthropodes, les araignées ont une cuticule* qui recouvre leur corps ; cependant la rigidité de cette cuticule pose un problème lors de la croissance de l’animal. Pour grandir celle-ci est obligée de « changer de peau »… On appelle ceci la mue.

L’épiderme sécrète une nouvelle cuticule sous l’ancienne qui se décolle après avoir été en grande partie dissoute par. Puis l’ancienne cuticule se fend et l’animal en sort laissant derrière lui ce qu’on appelle une exuvie* et que l’on peut facilement observer accrochée au bas des toiles chez certaines espèces. Une fois sorti de son ancienne cuticule, l’animal doit attendre que la nouvelle sèche et se durcisse au contact de l’air. La mue est une phase très critique de la vie de l’araignée pendant laquelle l’animal est très vulnérable. C’est pourquoi les araignées se retranchent dans un endroit calme pour muer. »

http://www.lyceepontusdetyard.fr/svt/araignee/araignee_sc.php?num=2

 

« L’araignée comme tous les autres êtres de cette planète, voit sa taille augmenter avec le temps, même les plus gros spécimens avaient à leur naissance une taille minuscule.

Cependant chez les arthropodes comme le squelette est constitué par une enveloppe externe qui elle ne grossit pas contrairement à ce qu’il renferme, cette carapace devient très vite un vêtement trop étroit pour l’araignée. C’est à ce moment qu’elle doit muer.

Le nombre de mue dans la vie de l’araignée varie selon les espèces, la longévité et le sexe qui lui est étroitement lié, les mâles vivant en général moins longtemps que les femelles. Cependant toutes les araignées doivent exécuter cette tâche de nombreuses fois dans leurs vies et ce, dès leurs premiers jours.

L’araignée sous son embarrassant corset va se fabriquer une peau souple recouvrant la totalité de son corps comme une combinaison que l’on appelle une cuticule.

Quand elle est prête elle fait alors sauter le dessus de son céphalothorax et commence à s’extirper lentement de sa carapace en dégageant ses pattes de concert. Après ce périlleux exercice délaissant sa vieille armure vide (exuvie), l’araignée se repose dans son pyjama très souple, ses chairs n’étant plus soumises à la compression exercée par son squelette externe, l’araignée voit sa taille sensiblement augmenter. Puis très vite l’air durci le souple habit le transformant en une nouvelle carapace. »

« la mue des araignées n’a été ainsi observée dans toute sa durée que grâce à des spécimens en captivité. »

tiré du site : http://www.chez.com/tegenarius/mue.htm

 

(je suis donc plutôt fier de cette « capture » en direct…ndlr en 2006… et à fortiori en 2017, 2019 & 2019…)

 

 

Celles de mon jardin…

Une petite visite de mes petits pots qui sont autant de protection, vis à vis des oiseaux, pour les insectes & arachnides…

29.01.2018Lumix.jpg._42.jpg

Comme en forêt, les « araignées-citroën », Anyphaena accentuata, ont quitté la cime des arbres pour se protéger futures des rigueurs hivernales !

Eh ! Ben il y en a du monde sous ce petit pot…

29.01.2018Lumix.jpg._25.jpg

Je me suis dit : « il se tient au chaud près d’un cloporte… » mais à l’analyse de la photo il y a plein de monde sur ce piquet… et des œufs de ? et une exuvie d’araignée !!

29.01.2018Lumix.jpg._25a.jpg

 Identification par Frans Janssens :

« Dear Richard, that is a nice colony of Vertagopus arboreus. With eggs and juveniles (small pink ones + shed skins of freshly moulted juveniles) and adults (larger blue iridiscent). Kind regards, Frans »

Dank u Frans !!

Alors… qui mange quoi ou un garde-manger ?

Sous d’autres pots, je retrouve aussi ces petits insectes mauves qui sont des collemboles m’annonce t-on !

29.01.2018Lumix.jpg._34.jpg

Je les retrouve même dans le repaire de cette Marpissa muscosa !

29.01.2018Lumix.jpg._38.jpg

et même près de cette Epeire diadème… étonnement vivante en cette fin janvier et réfugiée aussi sous un petit pot en terre cuite !

29.01.2018Lumix.jpg._45.jpg

Présence aussi d’un cocon d’araignée Ero… typique !!

29.01.2018Lumix.jpg._47.jpg

Dans le jardin…

Quelques photos d’araignées rencontrées dans mon petit jardin…

Beaucoup d’Epeires diadème cette année, quelques Tétragnathes mais toutes petites…

Une Pyrale du buis à eu la mauvaise idée de croiser mon chemin, ce qui a fait le bonheur d’une Araneus diadematus puis d’une mouche… J’ai déjà traité du sujet de la Pyrale, une envahisseuse asiatique : http://richardunord6.skynetblogs.be/pyrale-du-buis/

 

16.09.2017Lumix.jpg._78.jpg

 

La proie, trop grosse, a été remisée sous une feuille… mais une fine mouche la trouvée et s’en repaît !

 

17.09.2017Lumix.jpg._19.jpg

 

Une autre Epeire en plein repas !

 

20.09.2017Lumix.jpg._20.jpg

 

Voici une petite araignée-loup, très présente dans mon jardin… Pardosa amentata (Lycosidae)

 

17.09.2017Lumix.jpg._4.jpg

 

Une vue arrière d’une araignée-crabe, Misummena vatia (Thomisidae)...

 

17.09.2017Lumix.jpg._11a.jpg

 

17.09.2017Lumix.jpg._11.jpg

 

Une jolie Tetragnatha sp. encore petite !

 

10.09.2017Lumix.jpg._24.jpg

 

Une Epeire…

 

10.09.2017Lumix.jpg._7.jpg

 

10.09.2017Lumix.jpg._3.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Pyrale du buis vs araignées…

Comme tout le monde, je suis envahi pas les Pyrales du buis, un papillon nocturne, envahisseur asiatique (faut dire que mon voisin a plein de buis…).

Je vous l’ai déjà présenté ici :

http://richardunord6.skynetblogs.be/archive/2017/08/27/la-pyrale-du-buis-envahisseuse-asiatique-8759114.html

http://richardunord6.skynetblogs.be/archive/2017/09/04/et-un-envahisseur-de-moins-8761054.html

 

Je n’ai pas l’habitude de nourrir les araignées du jardin… si ce n’est des mouches tuées à l’intérieur… elles en raffolent !

Ces papillons virevoltaient autour de moi… je n’ai pas pu m’empêcher d’en choper un et de l’offrir à une Epeire… cette dernière le laissa tomber après l’avoir mordu… Je l’ai donc ramassé et déposé sur une toile en nappe de Linyphia triangularis… qui hésita longuement avant de venir « goûter » à cette proie immense pour elle !

 

05.09.2017Lumix.jpg._9.jpg

 

05.09.2017Lumix.jpg._9a.jpg

 

05.09.2017Lumix.jpg._11.jpg

05.09.2017Lumix.jpg._14.jpg

05.09.2017Lumix.jpg._19.jpg

05.09.2017Lumix.jpg._22.jpg

05.09.2017Lumix.jpg._25.jpg

 

Le lendemain, je retourne faire des clichés… et oh ! surprise… c’est une Epeire diadème – Araneus diadematus – qui a pris le relai ! De deux choses l’une, ou bien elle l’a chipé à la Linyphia car sa toile jouxtait celle d’où était la proie, soit la Linyphia, repue, lui a laissé « finir » ??

 

 

06.09.2017Lumix.jpg..jpg

06.09.2017Lumix.jpg._7.jpg

 

 

06.09.2017Lumix.jpg._23a.jpg